```EN GUISE DE REMERCIEMENT```
C’est la première fois que je me sens aussi embarrassé pour écrire un message de remerciement. Malgré toutes les pages que font les dictionnaires, je n’arrive pas à trouver un mot, grand comme un cœur, pour emballer mes ressentis, mes vibrations, et les déposer à vos pieds.
Comment dire que j’ai failli pleurer devant la tendresse de vos yeux, lorsque vous m’enlaciez dans vos bras pour me formuler vos vœux ? Comment dire que j’ai été ému de vous voir partir à l’assaut de la nuit, pour m’emmener m'abreuver dans ces hauts lieux de lumière ?_ _Comment dire que j’ai tout éprouvé en lisant vos tonnes de messages, que je crois sincères, et que j’ai décidé de faire de vos mots une citadelle pour me protéger de mes ombres, doutes et peurs ?
Quoi dire ?
j’ai été gâté.
Je vous voyais défiler, vous, famille et amis.es, proches et lointains.es, chacun son gerbe de mots pour fleurir mon cœur. Je vous voyais vous démerder, chacun à sa façon, pour faire de ce jour le plus beau de ma vie - Et en cela, vous n’avez que trop réussi.
Est-il réellement des jours qui portent en eux l’éternité ? Je ne sais pas. Mais je suis sûr que je parlerai beaucoup de ce 01 janvier 2024.
Je dirai à mes enfants et petits enfants, que j’ai été comblé.
Que j’ai eu un sentiment de plénitude. Que rien n’a manqué, parce que j’ai eu le plus beau des présents :
Des yeux attendrissants, de chaudes embrassades, des paquets de sourire, et un océan d’amour.
Je vous citerai, quand je voudrai convaincre ma descendance de croire en l’honorabilité du monde. Je leur dirai qu’en 2024, alors que des bombes pleuvaient sur Gaza, et qu’on assassinait à Mariani, alors que le roi Ariel et suppôts préparaient dans son palais ses plans macabres pour le pays, il y a des gens qui ont décidé d’oublier leurs soucis pour faire un heureux à Port-au-Prince, qui n'a en contrepartie que ses mains vides, et son sourire fleuve à offrir.
Je leur dirai que la terre est peut-être un grand foutoir, mais qu’il s’y trouvera toujours des gens pour faire de leur cœur un rempart contre les ténèbres. Ces gens qui discutent par leur grandeur d’âme le monde aux monstres, ce sont eux les vrais guerriers, car ils nous empêchent de désespérer en l’humanité.
Je leur dirai que j’ai abordé l’année de mes vingt-sept ans confiant, serein, avec la certitude que quand on évolue dans un environnement qui pue autant d’amour, les jours ne peuvent être qu’un grand train qui pollue en s'en allant notre vie de bonheur. Que j’ai été aimé et heureux, et que c’est à Dieu et à vous que je dois ce bonheur.
Je termine, vous disant que je vous dois un message. Un vrai message de remerciement pour ce jour merveilleux que vous m’avez fait vivre. Je vous dois un message qui fera honneur à ces souvenirs que généreusement vous m’avez offerts, et qui, j’en suis certain, auront raison de ce temps prétentieux qui croit pouvoir tout chiffonner. Mais pour cela, il me faudra des mots grands comme des cœurs.
Dans l’attente, je vous prie de recevoir ces quelques bouts de phrase, infirme expression de ma grande reconnaissance que le langage médiocre des hommes ne me permet pas encore d’exprimer.
*Votre Carl …*



Commentaires
Publier un commentaire